08
Avr-2020

Voyager avec la team Colybride

Aventures rythmées par de grands moments d’euphorie ou « désert émotionnel », Colybride, collectif de nomades modernes, avait une vision d’avance en parlant de confinement social pour relater ses épopées à vélo ! César Bygodt, l’un des fondateurs, nous raconte…

Amis Baroudeurs d’ici et d’ailleurs, bonjour !

Quoi de mieux qu’une jolie découverte pour démarrer cette journée ensoleillée du bon pied ! Fan des récits de voyage, notre tribu est tombée sous le charme de ce groupe d’amis passionnés d’ailleurs et de deux roues.

Leur philosophie ? Remplir leurs sacoches de rêves et de bonne humeur pour parcourir les routes du monde à la force des mollets. Objectif recherché depuis la création de leur équipe ? Nous inspirer, ce qui tombe à pic alors que nous rêvons d’ailleurs derrière nos fenêtres !

Sans langue de bois et avec humour, ils confient leurs premières épopées réalisées lorsqu’ils étaient encore étudiants jusqu’à leurs périples actuels. Des bike trip qui leur ont déjà fait explorer la moitié de la planète et se révéler à eux-mêmes

Bonjour César, d’où viens-tu et où as-tu posé tes sacoches ?

Bonjour à tous, je suis Français, baroudeur et j’habite à Lille quand je ne suis pas sur la route.

Que fais-tu de beau dans la vie ?

Je voyage à vélo, beaucoup, et j’ai un chouette boulot qui me fait également voyager. Je bosse pour Decathlon, en tant que responsable communication pour le projet voyage à vélo. Nous travaillons depuis 4 ans sur le développement d’une gamme complète dédiée à notre passion. Je partage tout ça sur Instagram avec @riverside_decathlon

Accro au vélo depuis toujours ?

Pas vraiment. J’ai des souvenirs d’enfance heureuse sur un petit vélo jaune, puis une grande coupure avant le retour en force du vélo à l’adolescence quand j’ai compris le formidable outils d’indépendance que c’était. Depuis, je roule en vélo tous les jours pour aller partout, je roule pour le sport (un peu), je joue au bikepolo avec les copains, je bricole toujours un truc dans le garage, je passe ma vie à mater des vélos sur Instagram ou à lire bikepacking.com et je voyage à vélo, c’est là l’essentiel de mon kiffe !

Ca a commencé un peu par hasard, un pari avec un copain et, quelques semaines plus tard, le chemin de Compostelle sur nos vieux VTT, zéro préparation, zéro équipement, maximum de plaisir !

Tu nous parles de ta team de choc Colybride ?

Colybride c’est 6 copains qui parcourent le monde à vélo et veulent montrer que c’est possible, que c’est facile et que voyager à vélo est une expérience formidable à la portée de tous.

Personne ne m’a jamais dit regretter un voyage à vélo. Alors, nous souhaitons encourager nos copains à le faire davantage. Colybride c’est une équipe de baroudeurs à vélo mais avant tout une équipe de vie. Voyager ensemble pendant des semaines, dormir sous la même tente, galérer ensemble, vivre nos meilleurs vies ensemble, rire et pleurer ensemble tisse des liens uniques.

Attention, question hard : quel est le vélotour le plus fort que tu ais vécu ?

Surement notre année à vélo sur la route de la soie. Nous étions  et avons parcouru une vingtaine de pays. Avant tout, nous étions un groupe. Vivre à 4 gars (et autant d’égos) ensemble pendant 365 jours, 7/7J, 24H/24 n’est pas la plus simple des choses. Rester ensemble, quoiqu’il arrive, fut notre objectif premier, ce fut le plus difficile à réaliser mais aussi le plus gratifiant. Nous avons tout fait ensemble, nous avons su harmoniser, parler, parlementer.

Sur les routes Eurasiatiques, nous avons vécu une heureuse dictature de l’unanimité. Nos personnalités sont très différentes mais une chose est certaine, pendant ce voyage, c’est le groupe qui nous a le plus nourri, appris et poussé vers l’avant. Rejoindre une destination ne signifiait pas grand chose pour nous, toute la beauté de notre aventure résidait dans le fait d’y aller ensemble. Pour cela, ce fut le vélotour le plus fort que j’ai vécu.

Un autre grand projet de voyage à vélo en vue pour renouer avec « cette liberté sauvage que procure une vie désordonnée » ?

Des projets, il y en a toujours des dizaines, c’est le drame d’avoir une mappemonde devant son bureau. Pas de projet précis pour le moment, nous revenons tout juste de 3 mois sur les pistes françaises, espagnoles et marocaines, mais nous rêvons de Great Divide aux US, nous fantasmons le Caucase et pensons de nouveau à l’Iran.

Une chose est certaine, une fois libérés, le printemps sera fait d’innombrables bivouacs à domicile, autour de Lille. Le surf est une passion grandissante, j’explore en ce moment le moyen d’associer les deux.

Quel est l’accessoire de luxe que tu emmènes dans tes sacoches lorsque tu pars pédaler ?

Ca va surement paraître très peu luxueux aux autres cyclos mais étant donné que je pars très léger, je n’emporte pas grand chose. Il y a deux luxes pour moi qui me procurent un petit bonheur quotidiennement renouvelé. Une petite enceinte pour mettre la musique à fond sur le vélo ou tranquillement au bivouac et une paire de sandales ultra-légères à enfiler quand on termine sa journée de vélo. Donnez moi ça, un vélo, un bon bouquin, les routes du monde à parcourir et je suis un homme heureux.

Pour toi : « Le voyage est une attitude plutôt qu’un état, qu’il tient à chacun d’entretenir, même chez lui ». Tu nous expliques, surtout en cette période de confinement 

Il tient à chacun d’entre nous d’entretenir nos voyages. Pas besoin d’être à l’autre bout du monde pour vivre l’aventure. J’ai un plaisir immense à sortir du boulot, enfiler les sacoches sur le vélo, rouler, trouver un coin pour dormir et me lever tôt pour repartir bosser le lendemain matin. L’aventure est partout, tout le temps. Surtout, le retour est heureux. Trop de voyageurs se complaisent dans la nostalgie de leur voyage passé mais, le voyage ne se déguste que parce qu’il est précédé de sédentarité. Voyager me fait apprécier la sédentarité et la sédentarité me donne envie de voyager, c’est un cercle vertueux où les deux éléments se nourrissent et ne valent rien sans l’autre.

Samedi dernier, alors que la moitié de l’humanité était confinée, nous organisions le Grand Quarantined Bivouac, un bivouac à domicile, partout dans nos salons, sur nos terrasses ou dans nos jardins. Ce fut une première pour moi, une nuit sous la tente à domicile. L’aventure est partout !

Où peut-on suivre vos aventures ?

  • Sur les réseaux sociaux :

Facebook, Instagram et Youtube en tapant @Colybride

Pour les fidèles de 200 mag, retrouvez aussi le récit de Colybride dans les numéros 14-15-16-17-18.

Merci César ! On vous retrouve dès aujourd’hui sur les réseaux pour vos nouvelles sympathiques initiatives « Les veillées de l’aventure ». A 21h, sur Instagram, un écrivain nous lit des passages de ses livres aventuriers pendant 30 minutes !

La tribu des Baroudeurs en direct de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

L’aventure continue sur Facebook / Twitter Instagram / YouTube

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