31
mai-2017

Une balade vélo avec Denis Mathieu

Quand des amoureux de vélo se rencontrent, d’abord sur la toile puis dans l’Est de la France, ça donne de belles conversations animées…

Amis Baroudeurs d’ici et d’ailleurs, bonjour !

La semaine passée, nous évoquions notre passage dans l’Oise et notre sympathique rencontre avec Anne-Sophie Ligi d’Oise Tourisme.

Aujourd’hui, partons à bicyclette avec Denis, véritable passionné, que nous avons rencontré d’abord virtuellement lors des préparatifs de notre biketrip puis « pour de vrai » lors de notre tour de France en famille l’an passé. L’heure des présentations a sonné avec celui qui pédale et dessine formidablement !

Bonjour Denis, d’où viens-tu et où as-tu posé tes sacoches ?

Bonjour, je suis vosgien d’origine ça se voit à ma carrure ! Dans le film  » Les grandes gueules » de Robert Enrico, Bourvil disait  » les vosgiens c’est d’la p’tite race « .

Mais j’ai fait toute ma carrière professionnelle dans le Doubs et notamment une grande partie aux Cycles Peugeot à Valentigney.ch 02Que fais-tu de beau dans la vie ?

Maintenant je suis à la retraite (depuis déjà pas mal de temps 😉 mais j’ai travaillé dans les services travaux neufs et architecture de Cycles Peugeot, Ecia Faurecia et enfin Peugeot Scooters, mais en fait c’était la même usine qui changeait de nom selon les périodes.

Depuis quand pédales-tu ?

Je fais partie des générations du baby-boom donc je suis né tout de suite après la dernière guerre mondiale et je pédale depuis mon plus jeune âge.

A cette époque, les vélos pour enfant avec roues stabilisatrices n’existaient pas et nous apprenions à faire du vélo en prenant celui de nos parents et en nous lançant de préférence dans une descente. Puis à 14 ans, à l’âge du Certificat d’Eudes en cas de réussite les parents nous offraient notre première bicyclette. Il y avait peu d’automobiles dans les années 50/60 et le vélo était notre principal moyen d’évasion et aussi notre moyen de locomotion pour aller rendre visite à la famille.

Ensuite, après mes études, j’ai travaillé à Cycles Peugeot où nous avions, forcément, tous une bicyclette et il était de tradition de nous retrouver après le boulot pour aller faire une petite sortie vélo entre copains. Donc, le virus ne m’a jamais vraiment quitté et pour aggraver encore ma dépendance j’ai pris ma retraite au moment où, dans le Pays de Montbéliard, on a commencé à construire des pistes cyclables, et plus particulièrement l’Eurovelo 6 !20160523_113259Qu’apprécies-tu particulièrement dans le 2 roues ?

J’aime les 2 roues mais surtout les vélos vintages des années 70, d’abord parce qu’ils font partie de ma jeunesse mais aussi parce que ce sont des vélos robustes et légers qu’on peut facilement démonter entièrement. Mon premier plaisir est donc de récupérer des épaves et d’en faire des bicyclettes qui roulent bien mieux que celles qu’on trouve actuellement au supermarché des articles de sport où l’on fabrique maintenant des vélos aussi lourds et aussi massifs que l’étaient ceux de nos grand-mères !

Ensuite, le plaisir c’est évidemment de rouler et là je ne me considère pas du tout comme un sportif mais comme un randonneur contemplatif. Je trouve que le vélo est un bon remède contre le stress et qu’il est surtout une façon agréable de prendre l’air et de se maintenir en bonne santé.

C’est aussi une façon de respecter son environnement et de s’ouvrir aux autres. Ça fait un peu phrase bateau mais c’est une évidence sur le terrain.28Tu nous parles de ton site eurovelo6.e-monsite.com ?

Mon site a commencé tout bêtement ! J’ai pris ma retraite quand commençaient les travaux de création de l’Eurovelo 6 et j’allais régulièrement, à vélo voir l’avancement de ceux-ci, puis j’ai pris des photos que j’envoyai à mes anciens collèges pour les narguer quand il faisait beau dehors !

Après, tout naturellement j’ai fait un site de mes sorties à vélo qui devenaient de plus en plus nombreuses. J’ai commencé par mon département, le Doubs puis dans ceux d’à côté, le Territoire de Belfort, la Haute Saône, les Vosges.

Depuis l’année dernière, je roule plutôt en Alsace et tous les ans j’essaye de découvrir un petit peu d’une nouvelle véloroute.bru 44Qu’embarques-tu dans tes sacoches lorsque tu voyages sur plusieurs jours ?

Je fais rarement des sorties de plus de 2 jours et pour ce genre de randonnée une sacoche de guidon, un petit sac à dos suffisent. Pour le reste le plaisir du voyage ce sont aussi les petits restaus du bord de route et les nuits à l’hôtel.

Cette année, nous allons tenter à 3, un voyage plus long mais avec une voiture accompagnatrice et un chauffeur qui s’occupera de l’intendance et des bagages.

Tout est déjà ficelé : il ne reste plus qu’à attendre une période de beau temps sec.

Pourquoi avoir soutenu le projet Graines De Baroudeurs ?

J’ai voulu soutenir ce projet des Graines de Baroudeurs, paradoxalement, parce que, au départ, je n’y ai pas cru ! Le projet me paraissait intéressant mais il fallait partir 8 mois sous la tente, avec 2 enfants en bas âge et à bicyclette et là ça devenait compliqué.

Alors, j’ai voulu partager un peu votre rêve en me disant qu’il fallait vous donner l’envie de vous lancer et on verrait bien jusqu’où l’aventure vous mènerait.

Et puis, aussi j’ai voulu vous soutenir parce que votre projet me faisait penser à un vieux bouquin dont mon père nous parlait souvent c’était « Le Tour de la France par deux enfants « , un manuel de lecture scolaire de G. Bruno (en réalité, Augustine Fouillée, née Tuillerie). C’est le bouquin que j’ai donné à Manon et  Hugo quand nous nous sommes rencontrés ! Merci encore, chronique à venir 😉

14079918_664798573676986_3418778969200763667_n 14117911_664798537010323_7912986922935835706_nUn conseil à proposer à ceux qui n’osent plus pédaler, et qui souhaiteraient s’y remettre pour une sortie dominicale ou un biketrip plus long ?

Déjà, j’encourage tout le monde à reprendre régulièrement la bicyclette. On peut faire du vélo à un âge avancé et par tous les temps (j’en suis la preuve). Il y a actuellement des vêtements spécialisés pour toutes les saisons. il n’y a que la pluie incessante qui peut me faire renoncer à une sortie.

Il faut au début être modeste, commencer par 20 km puis petit à petit, faire des distances de plus en plus longues (en fait ça vient tout seul).

Ma méthode, que j’essaye de partager avec ceux qui veulent venir avec moi : c’est qu’il faut trouver son rythme, celui où on peut pédaler plusieurs heures en parlant avec son compagnon et qu’il faut toujours avoir les jambes en action.

Où peut-on trouver te suivre ?

Sur ma page facebook : dany.thanagra mais aussi sur mon site consacré aux pistes cyclables et véloroutes que je fréquente habituellement : eurovelo6.e-monsite.com

Merci beaucoup Denis d’avoir soutenu notre projet, d’être venu à notre rencontre et d’avoir pris le temps de pédaler avec nous, et de continuer de nous suivre ! Bonne route à toi !

Nous vous parlerons prochainement de ses superbes dessins envoyés pendant tout notre voyage 😉 En attendant, vous pouvez retrouver son autre passion par ici.

Caroline, Cédric, Manon & Hugo en direct de Lempdes dans le Puy-de-Dôme

L’aventure continue sur Facebook / Twitter Instagram / YouTube

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