05
déc-2017

Roaditude, revue francophone de la route

Découverte, littérature, voyage, road trip, evasion…  Focus sur Roaditude, la revue francophone de la route à feuilleter pour un pur moment d’évasion !

Amis Baroudeurs d’ici et d’ailleurs, bonjour !

« La lecture est le voyage pour lequel tu n’as pas besoin de prendre le train » affirmait l’auteur Francis de Croisset. Et ce n’est pas notre tribu qui oserait le contrarier à ce niveau !

Pendant notre tour de France en famille à vélo l’an passé, nous avons embarqué dans nos sacoches différents livres, revues, magazines pour les grands et les petits. Au fil des étapes, nous avons ainsi profité d’un divertissement, complété nos connaissances ou voyagé à travers d’autres récits de voyageurs. Parmi nos découvertes en kiosque : Roaditude, la revue francophone de la route.

Entre reportages, récit, photographies… l’évasion est instantanée au fil des pages !

Nous avons eu le plaisir de rencontrer le rédacteur en chef de ce chouette magazine Laurent Pittet lors de notre passage sur le festival du carnet de voyage. Et vous imaginez bien qu’on en a profité pour lui poser des petites questions 😉

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Laurent, comment est née cette belle idée de revue ?

A l’origine de Roaditude, il y a un constat : la route prend de plus en plus de place dans nos vies. Elle influence toujours davantage nos habitudes, on y passe du temps et, donc, on y développe des activités – culturelles, artistiques, spirituelles.

Parallèlement, on l’utilise fréquemment pour se détendre, décompresser, s’évader – « prendre la route » est devenu un hobby. Il fallait une plateforme pour parler de cette tendance profonde. C’est la raison d’être de la revue.

A l’heure actuelle, n’est-ce pas un peu fou de lancer une revue papier ? Pourquoi ne pas avoir fait un webzine ?

Roaditude est un « mook », un « magazine-book ». On l’achète comme un magazine, mais on la conserve comme un livre, parce que c’est un bel objet, et qu’on y valorise les formats longs et l’iconographie de qualité. A ce titre, elle s’inscrit dans une nouvelle tendance de l’édition. Les kiosques s’y intéressent parce que le produit presse à besoin de renouveau ; les librairies l’adoptent parce qu’elles y trouvent le moyen d’animer leur assortiment ; les boutiques la demandent parce qu’elle est un produit « lifestyle ».

Aujourd’hui, le numérique est devenu une obsession. Plutôt une angoisse : les gens ont peur de rater un train, de ne pas être dans le coup. Bientôt, quand le calme sera revenu, quand l’émotion sera retombée, il apparaîtra comme évident que, si le digital a bouleversé notre quotidien opérationnel, il procède d’une expérience relativement pauvre et inférieure. Une photo, par exemple, a moins d’impact sur un support digital que sur un support papier ; surtout, elle est plus furtive.

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Comment êtes-vous financé ?

Nous tournons grâce au mécénat (20%), aux ventes (20%) et à la publicité (60%). Nous tirons à 5 000 exemplaires, diffusés en Belgique, en France, au Liban, au Luxembourg, au Québec et en Suisse.

Nous sommes également disponibles en version digitale, sur des kiosques tels que Relay.com et Zinio.

Quels sont les éléments qui guident votre sélection de sujets au fil des numéros ?

Il y a deux axes. D’un côté, il est essentiel de sortir des sentiers battus et de ne pas essayer de faire ce que les autres font déjà, et souvent mieux que nous, parce qu’ils ont plus de moyens. Par exemple, on ne trouve pas, dans Roaditude, d’itinéraires de voyage avec roadmap et liste de bons plans – Michelin, Lonely Planet, etc. font cela déjà très bien. Mais nous allons parler, par exemple, des routes de glace, des nouveaux nomades, des routes photovoltaïques – bref, de sujets très peu abordés, pour l’heure, dans les médias traditionnels.

D’un autre côté, nous essayons de ne pas nous laisser enfermer dans un genre. Nous recherchons un équilibre, ou plutôt une dynamique, entre visuel et verbal, en émotionnel et rationnel, entre journalistique et créatif. Au final, la composition d’un numéro est un réel défi, car trouver cette dynamique demande une gestion régulière : calmer l’offre d’un côté, la stimuler de l’autre ; relire, donner du feedback ; faire des choix…

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Comment recrutez-vous vos rédacteurs pour Roaditude ?

J’ai étudié, travaillé, voyagé à l’étranger, souvent pour des raisons en lien avec mon métier de communicateur. Cela m’a permis de constituer un réseau de professionnels, sur lequel j’ai pu m’appuyer pour lancer la revue. Aujourd’hui que nous commençons à être un peu connus, la donne est différente, puisque nous recevons des propositions tous les jours…

Quel sera le thème du prochain numéro, à sortir en avril 2018 ?

Il est d’ores et déjà bouclé… Nous allons nous intéresser à la dimension historique de la route. En quoi la route est-elle un moyen de remonter le temps, de faire de l’histoire ?

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Merci Laurent de t’être prêté au jeu des questions / réponses !

Pratico-pratique Roaditude

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Et vous, quels magazines pourriez-vous nous conseiller ?

Bonne lecture à venir !

Caroline, Manon et Hugo en direct de Lempdes dans le Puy-de-Dôme

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